vendredi 20 juillet 2007
IMMOBILIER DE CARACTÈRE
« Plus la région sera accessible et plus elle sera porteuse »
Rue Auguste-Comte, une enseigne parmi tant d'autres attire le regard... Il faut dire qu'en devanture l'agence Internationale Mercure dévoile les photographies et descriptifs de biens immobiliers sortant de l'ordinaire. En effet, l'entité qui fait partie d'un groupe familial disposant de douze structures réparties sur tout le territoire français, est spécialisée dans la vente de châteaux, manoirs ou belles demeures. Etablie depuis 2002 à Dijon, l'agence couvre la Bourgogne et la Franche-Comté. Son directeur, Eric Louvet est juriste de formation. Installé d'abord Paris, il décide après quelques années avec son épouse et ses enfants de résider en province « pour une meilleure qualité de vie ». Au terme de cinq ans d'expérience, il raconte que le territoire bourguignon est riche d'un patrimoine principalement constitué de propriétés de caractère. « Les châteaux à vendre sont plus rares » explique-t-il.
Actuellement, l'entité sur la région propose un total de 140 biens (toutes catégories confondues), et une quarantaine sur la Côte-d'Or. D'ailleurs parmi les plus remarquables, pour lequel il a un mandat, figurent un château de village comprenant 17 pièces non loin de l'agglomération dijonnaise et un autre dans l'Yonne avec un terrain de 100 hectares. L'éventail des constructions va du corps de ferme évalué à 200 000 € au château avoisinant les 3 millions d'euros. Au niveau des prix, indique Eric Louvet, les variations à la hausse sont pratiquement identiques à celles de l'immobilier plus classique, sauf que les niveaux sont initialement plus élevés. Récemment, Internationale Mercure a également été sollicitée pour la cession d'un type de bâti plus rare. L'agence vient donc de « rentrer », selon le jargon professionnel, une demi-douzaine de moulins. A la question de savoir quel est le profil des propriétaires se séparant de ces prestigieuses demeures. Le directeur note que dans le cadre de propriétés familiales, ces ventes surviennent fréquemment à la suite d'un décès. « Il y a une dimension humaine très forte. Vendre un château c'est comme vendre un peu de soi ». Autre exemple, celui de personnes ne parvenant plus à faire face aux frais d'entretien ou ayant beaucoup investi dans la restauration de telles bâtisses. Accessoirement, l'acquisition de départ relevant plus d'un placement immobilier, la cession du bien s'entend alors à des fins de rentabilité financière.
Clientèle étrangère
Reste que ces constructions de caractère sont majoritairement, en Côte-d'Or, prisées par une clientèle étrangère, suisse, allemande ou originaire du Bénélux, et parisienne. Des avocats d'affaires, chefs d'entreprise ou personnalités du show-business... à la « recherche d'un vrai patrimoine, d'une authenticité et de lieux chargés d'un passé historique ». Les transactions prennent en moyenne entre six mois et un an et nécessitent plusieurs visites. « Notre force réside dans la parfaite connaissance de la zone sur laquelle nous intervenons ». De fait, Eric Louvet, sillonne la Bourgogne régulièrement. « La région est très attrayante pour les étrangers en raison de son histoire, de sa gastronomie et de ses vins. Cette attractivité augmentera encore si son accessibilité se trouve renforcée ». Ainsi, l'agence parvient à réaliser - rien que sur le très haut de gamme (*) entre sept et dix ventes annuellement. Un potentiel qui, même si 2007 s'avère un peu plus calme, période électorale oblige, ne peut que se développer à moyen terme.
Eve FARAH
(*) Supérieures à 800 000 €.
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Eric Louvet, directeur régional de l'agence Internationale Mercure : « Notre démarche commerciale s'appuie sur un important travail en amont en termes de bases de données » (photo BP-LD) |